SUCKER PUNCH


 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Happiness is slow to arrive ു PV SOUL

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Brunie
« brunie ♚ the queen of the bitch »
avatar

→ lettres envoyée : 234
→ date d'arrivée : 07/11/2011
→ statut : ça te regarde?
→ avatar : katie cassidy
→ crédits : ava. (c) faith

MessageSujet: Happiness is slow to arrive ു PV SOUL   Dim 4 Déc - 8:48


On ne peut pas dire que Brunie était vraiment heureuse à Lennox House. Ces deux dernières années avaient été longue, pénible. Mais le bon point c'est qu'elle avait appris à gérer sa maladie et qu'elle était sûre qu'elle s'en sortirai si un jour elle avait la chance de sortir de cet endroit. Sortir de Lennox House était le rêve de Brunie. Elle avait beaucoup rêvassé et n'avait pas vu le temps passer. Pour être honnête, Brunie n'arrivait pas à dormir. Trop de choses lui trottaient dans la tête. Après avoir rêvasse un petit moment encore, couchée sur son lit, Brunie commença à avoir faim. *Bon, allez grosse, bouge de là, va manger* se dit elle. C'est vrai que Brunie était une fadasse. Elle aimait bien rester à rien faire sur son lit, imaginer sa vie telle qu'elle aurait pu être si elle avait eu la chance d'être hors de l'asile. Le bonheur qu'elle aurait ressenti en étant avec les gens qu'elle aimait. Rien ne remplaçait cette sensation. C'était un manque constant. Surtout ses amis. A la limite, elle en voulait à ses parents parce que c'était de leur faute qu'elle était ici. Brunie se redressa en soupirant encore une fois. Son ventre criait famine. Elle réfléchit un cours instant en se demandant ce qu'elle pourrait aller manger. Elle réfléchit et elle regarda l'heure sur l'horloge murale. Il était 23h. Bon d'accord, c'était pas un moment de la journée mais plutôt une fin de soirée. Mais bon, elle avait quand même faim. Et puis elle n'avait pas vraiment de notion de temps à Lennox House. Cet endroit était tellement triste qu'on perdait toute notion du temps. Brunie ne se rendait même pas entièrement compte que cela faisait 2 ans qu'elle était ici. Elle sorti de la chambre en faisant très attention aux moindres de ses mouvements et elle descendit dans un silence absolut. On entendait même pas une mouche voler. Elle descendit et elle stoppa son voyage en entrant dans les cuisines. C'est vrai que les cuisines étaient interdites mais Brunie s'en foutait. Mais alors là, c'était le cadet de ses soucis. Toute façon, elle était déjà limite en prison à Lennox House, qu'est ce qui pouvait arriver de pire, la mort? Brunie était une fille très spéciale et à vrai dit, elle se foutait éperdument de ce que pouvaient penser les gens à son sujet. Brunie poussa une petite porte et elle vit qu'il n'y avait personne dans la cuisine principale. Elle était donc libre. Brunie regarda autour d'elle et au début, elle ne savait pas trop quoi manger. Elle vit le congélateur et elle ne se gênât pas un seul instant avant de l'ouvrir. Telle ne fût pas sa surprise lorsqu'elle vit un pot de glace vanille. 2kg de glace à la vanille. Waouh, le pied. Finalement, le monde était plutôt beau vu comme ça. Elle ouvrit chaque tiroirs, un à un, dans le but de trouver une petite cuillère. Aussitôt dit, aussitôt fait. La jeune femme attrapa la cuillère et ouvrit le pot de crème vanille. Elle s'assied sur le plan de travail et elle commença à manger la glace. Oh mon dieu, ça faisait tellement longtemps.

« Oh put*in que c'est bon. » dit Brunie en ricanant. Mais comme si cela ne suffisait pas, Brunie se mit rapidement en tête de se préparer un milkshake. La catastrophe. Surtout pas. Brunie avait ses deux pieds gauche ne tarderai sûrement à se gameler. Il manquerait plus que quelqu'un soit là, tapi dans le noir à observer la jeune femme. Brunie posa le pot de 2kg sur le plan de travail et descendit de celui ci afin d'aller chercher du lait. « Lait, lait, lait, où est-tu? » demanda Brunie à haute voix comme si elle attendait une réponse. Elle chercha dans le frigo, et finit par le trouver. Elle prit alors une chaise afin de pouvoir atteindre les gobelets. Cinq minutes plus tard et un milkshake fait, Brunie renversa le lait. Et dans un faux pas, elle se retrouva a terre aussi vite. « Mais quelle conne » dit Brunie en se relevant. « Bon, à la recherche de la paille perdue pour ce merveilleux milk shake à la vanille... » rajouta la blondinette en continuant son monologue. Brunie se ré-installa sur le plan de travail et elle se remit à penser à beaucoup de choses.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://whereismymind.the-up.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Happiness is slow to arrive ു PV SOUL   Dim 4 Déc - 11:08


Un mouton. Et comment diable ses parents avaient-ils pu se comporter ainsi. Deux moutons. Pourquoi Emma, et pas Claire ? Trois moutons. Qu’avait-elle de moins que son amie ? Quatre moutons. Comment cet homme avait-il pu poser les mains sur sa sœur. Cinq moutons. Et pourquoi ne s’était-il pas arrêté quand elle le lui avait demandé ? Six moutons. Était-ce vraiment une si mauvaise chose d’être ici ? Sept moutons. Oui, car cet endroit était horrible, et vous faisait perdre la notion du temps en moins de deux. Huit moutons. D’ailleurs, depuis combien de temps était-il là déjà ? Neuf moutons. Quel était le but de Lennox House ? Vous faire croire que vous étiez fou pour finalement vous rendre fou ? Parce que c’était comme ça que Soul interprétait les choses. Dix moutons. Compter les moutons ne sert à rien pour s’endormir ! Soul rouvrit alors les yeux, et fixa profondément le plafond. C’était la meilleure chose qu’il avait trouvé à faire, à cet instant précis, pour laisser ses réflexions de côté. De toute façon, il ne trouverait jamais de réponse à toutes ces questions, il en était persuadé. Alors, il se mit à penser à sa sœur, et se demanda ce qu’elle pourrait bien faire à cet instant. Était-elle de sortie ? Était-elle heureuse, au moins ? Avait-elle encore eu affaire à ce genre d’individu beaucoup trop entreprenant ? Dormait-elle déjà ? Il n’en savait rien, et n’avait même pas la force de construire et d’imaginer une réponse à toutes ses questions. Soul commença à bouger sa jambe, nerveusement. Le sommeil ne viendrait jamais, il l’avait bien compris. Et voilà que maintenant il avait la bougeotte ! De mieux en mieux ! Alors, une idée se logea petit à petit dans son esprit. La nuit était le moment idéal pour tenter de s’évader, non ? Un peu moins de surveillance, un peu plus de tranquillité, même si le moindre bruit pouvait attirer l’attention de n’importe qui, et donc vous faire griller en deux secondes… Cela dit, c’était le moment rêvé. Soul se leva alors, bien décidé à s’en aller, ou au moins de tenter… Après tout, cela ne coûtait rien, et puis, comme on disait, qui ne tente rien n’a rien.

À pas de loups, le jeune homme sorti de sa chambre, et descendit dans le même rythme les deux étages pour finalement atterrir au rez-de-chaussée. Le jeune homme était en train de parcourir le couloir lorsque, les oreilles à l’affut, un bruit attira son attention. Un instant plus tard, quelqu’un se traitait de conne, ce qui le fit rire jusqu’à ce que la voix se remette à parler, et que son cerveau, bien qu’un peu endormi, vu l’heure assez tardive, ne reconnaisse cette voix. Il l’avait entendu pendant deux années, et aurait voulu l’entendre, encore et encore, lui parler de la pluie, et du beau temps. C’était la voix de Claire. Enfin, la voix de Brunie. Il en était sûr et certain. Oui, oui, c’était bien sa Claire, sa Brunie qu’il entendait en ce moment. Et c’est bien sûr à ce moment que toutes ces idées d’évasion s’envolèrent en un instant. Une part de lui était aux anges de la savoir à quelques mètres de lui, mais l’autre, qui n’avait toujours pas digéré sa tentative de suicide, bouillonnait, et mourrait d’envie de remonter se coucher. Qui de l’ange ou du démon de sa conscience allait gagner ? Et bien, si vous voulez tout savoir, l’un des deux avait déjà l’avantage, et l’emportait largement. L’ange bien sûr. Alors, il inspira profondément, et s’approcha de l’encadrement de la porte, sans qu’elle ne l’ait remarqué pour autant. Un instant, il hésita. Devait-il lui parler ? Mais pour lui dire quoi ? Alors, il refit un pas discret mais rapide vers l’arrière, se cachant derrière le mur. S’il avait une pièce, il aurait sans doute tiré ça à pile ou face. Pile, il allait vers elle. Face, il remontait. Mais il n’avait pas de pièce, et il devait se décider. Rapidement, qui plus est. Allez, un peu de courage, pour une fois, se dit-il. Soul ferma les yeux quelques secondes, et fit la première chose qui lui passa à l’esprit, c’est-à-dire, refaire un pas en avant. Aucun mot n’était prêt à sortir à cet instant de sa bouche, mais quelque chose d’autre en sorti tout de même.

SOUL ▬ Hum Hum… gronda-t-il.

Durant un instant, il s’était dit que voir Brunie sursauter, s’effrayer, en croyant qu’il s’agissait d’un employé de cette drôle de « maison », si on pouvait appeler ça comme ça, d’ailleurs, serait sans prix, et mémorable. Mais il chassa bien vite cette idée en regardant la silhouette de Brunie, qui l’hypnotisa une nouvelle fois, comme lors de leur première rencontre. Si vous lui demandiez son prénom, son âge, où n’importe quoi d’autre, nul doute qu’il n’aurait pas été en mesure de vous répondre à cet instant précis. Mais le petit ange de sa conscience le rappela à l’ordre. Ce n’était pas très poli de rester planté là, sans rien dire. Ceci dit, c’était la première fois depuis son arrivée qu’il la voyait d’aussi près, ce qui le troublait vraiment beaucoup, cela dit en passant. Soul se racla d’abord la gorge, histoire que les mots puissent sortir, cette fois-ci, et inspira profondément avoir d’ouvrir une nouvelle fois la bouche.

SOUL ▬ Salut, se contenta-t-il de dire tout en regardant à droite à gauche.

D’accord, ce n’était pas énorme, voire même carrément décevant, mais, c’était un début. Après tout, il fallait y aller petit à petit, non ? Pour le moment, elle devrait se contenter de ça. Et puis, quant bien même, qu’aurait-il bien pu dire d’autre ? Il a l’air bon ton milkshake ?
Revenir en haut Aller en bas
Brunie
« brunie ♚ the queen of the bitch »
avatar

→ lettres envoyée : 234
→ date d'arrivée : 07/11/2011
→ statut : ça te regarde?
→ avatar : katie cassidy
→ crédits : ava. (c) faith

MessageSujet: Re: Happiness is slow to arrive ു PV SOUL   Dim 4 Déc - 12:01

Brunie était donc assise sur le plan de travail occupée à réfléchir et à boire son milkshake. Des tas de choses lui venaient en tête. Brunie avait toujours été du genre à trop penser. Du genre à se poser trop de questions. Elle répondait souvent aux questions par d'autres questions. Bon, c'était Brunie quoi. Une peste attachante qui répand son venin juste parce qu'elle déprime. La demoiselle pensait à tout ce qu'elle avait vécu avant d'arriver à Lennox House. Oui, il arrivait fréquemment à Brunie d'être nostalgique et de se souvenir de la vie d'avant. Et ensuite se demander pourquoi elle en était réduite à se retrouver à Lennox House. La jeune femme se demandait constamment comment aurait été sa vie si elle avait toujours été avec Matthew et si elle n'avait pas fait sa tentative de suicide (logique puisque l'élément numéro un supprimerait l'élément numéro deux). Elle se demandait comment étaient devenus ses amis. Elle n'avait pas vu une seule personne qu'elle connaissait sur deux ans. Logique puisque personne n'avait droit à des visites ici. C'était horrible. Mal fait. Que soit, s’apitoyer sur son sort ne changerai absolument rien pour la jeune Brunie. Elle avait encore toute la vie devant elle et sûrement la moitié à passer dans cet endroit. Le soir, Brunie avait du mal à s'endormir. Penser était quelque chose d'assez nocif à Lennox House puisque c'était s'évader et se rappeler le bonheur qu'on avait ressenti. D'une part ça faisait du bien. De l'autre, ça faisait mal tout ces souvenirs. Tout ce bonheur. Bien parce que ça permettait de se souvenir qu'on avait été heureux, qu'on avait des amis, qu'on aimait la vie... et mal, parce qu'on savait au fond de soi qu'on ne pourrait plus jamais vivre ça. Sauf si on se retrouvait tous à Lennox House. Le bonheur avait duré un certain temps. Dans le cas de Brunie, il avait duré presque deux ans. Deux magnifique années durant lesquelles Brunie avait été amoureuse. A cette époque, elle s’appelait Claire. Elle vivait chez sa maman et chez son beau papa. L'histoire à débuté le soir d'une soirée entre amis. Brunie avait vu Matthew et elle en était tombée amoureuse. Dès le premier instant. Deux années qui s'étaient résumée à un bonheur à temps plein. Jusqu'au jour où Matthew l'avait quittée sans vraiment lui en donner la vraie raison. Cette raison? Le choix des parents du jeune Matthew. Parce que le pauvre ne pouvait pas vraiment faire ses propres choix. C'était triste. Avoir des enfants et les faire souffrir parce qu'ils ne pourront jamais vraiment avoir ce qu'ils veulent dans la vie. Que soit. Sur trente secondes, c'était tout ce qui lui était devenue en tête. Pauvre petite Brunie. Mais bon, après, elle avait traversé une autre sale période avant d'être ici. Cet asile. Cet endroit horrible. Les nuits étaient longues, les journées étaient horrible. Revenons en à Brunie et à son fameux milkshake. Elle n'avait pas vraiment terminé son milkshake lorsqu'elle se leva du plan de travail afin de pouvoir aller nettoyer le lait qu'elle avait fait tomber à terre. Deux mains gauche. Deux pieds gauche. C'est Brunie, purement et simplement. A ce moment là, elle entendu quelqu'un se racler la gorge. En se retournant, Brunie attrapa son milkshake. Quel choc eu la petite blondinette en voyant Matthew. Elle se demanda si c'était réellement lui. Elle en laissa d'ailleurs tomber son milkshake. Tant qu'on y est, elle aura qu'à nettoyer toute la cuisine, toute façon, ça aurait fini par arriver. Brunie n'en croyait pas ses yeux. Elle cligna des yeux deux ou trois fois afin de voir si ce n'était pas son imagination. Elle l'avait donc bien croisé dans les couloirs. Lui. Matthew. L'amour de sa vie. Ce n'était donc ni un rêve ni une hallucination. Brunie voulu parler mais elle n'y parvint pas. Entre le temps ou elle s'était retournée et où son milkshake était tombé, Matthew avait lâché un petit salut... Brunie n'en revenait pas. Trente petites secondes - qui semblèrent une éternité - plus tard, Brunie reprit ses esprits. Que répondre à salut?

« Salut... » c'était déjà ça non? Brunie baissa les yeux afin de voir la catastrophe qu'elle avait fait et elle releva aussi vite son regard, qu'elle posa aussitôt sur Matthew. Pour une surprise, c'est une surprise. La meilleure surprise possible. Sauf que, de peur de faire partir Matthew, Brunie dû se retenir de lui sauter dans les bras, ce dont elle rêvait. Ce qu'elle imaginait faire si un jour elle avait la chance de revoir Matthew. En même temps, si elle courait vers lui, elle risquait de tomber à cause de la flaque de lait et du milkshake. *Oh bah ça alors... J'en reviens pas. Matthew. Je rêve pas. Si c'est un rêve, je ne veux pas me réveiller. Je voudrais que cet instant dure tout la vie.* Brunie était heureuse. Même si ça ne se lisait pas sur son visage. Elle était heureuse pour la première fois depuis un peu plus de deux ans. Elle ne pouvait pas montrer à Matthew qu'elle était heureuse, c'était quelque chose dont Brunie se sentait incapable. Au fond d'elle, il y'avait la petite Claire qui criait ''il est là, c'est bien lui, il est de retour''. De toute façon, l'émotion aurait empêché Brunie de parler. Oh god. I believe in miracle. Enfin, Brunie avait l'air d'y croire maintenant. Elle restait donc plantée devant lui sans dire un mot, cela faisait à peu près 55 secondes. Une éternité, encore. Et l'éternité ne faisait que commencer. Brunie passa sa main dans ses cheveux en réfléchissant à ce qu'elle pourrait bien dire. « Dis moi que tu n'es pas une hallucination... » ne put s’empêcher de demander Brunie à Matthew. Elle l'avait demandé d'une petite voix mais c'était assez audible pour que Matthew l'entende. A ce moment là, elle repassa la main dans ses cheveux en regardant au sol avant de relever son regard au ciel. Elle se contenta de regarder le plafond pendant qu'elle réflechisait. *Bordel, la première fois depuis deux ans et je ressemble à rien, mon mascara à foutu l'camp et j'ai les yeux noir, j'ai un tshirt et un short. Waouh, effectivement, il doit se demander si je suis devenue une esclave, c'est pas possible. Mon dieu, faites qu'il n'ai rien remarqué...* se dit Brunie avant de reposer les yeux sur Matthew. Elle était effectivement sortie en tshirt et en short. Bon, en même temps, c'était son pyjama aussi et il était passé onze heures du soir. Elle n'allait pas se promener en robe du soir et en talons. Elle réfléchissait à ce qu'elle venait de dire à Matthew, c'était assez stupide comme question, en même temps, on ne se tape pas la conversation avec une hallucination. Enfin... Je crois! Venant de Brunie, ça n'étonnerai personne. Elle était frappa-dingue. Cinglée. Mais heureuse. Enfin, heureuse de le voir. Maintenant, elle ne savait pas du tout à quoi ressemblerait leur première conversation. Deux ans sans se parler. La dernière fois que Matthew avait parlé à Brunie, c'était avant de la quitter. Il avait appris son suicide après, du moins, Brunie le pensait en tout cas. Sûrement puisque la maman de Brunie s'était toujours bien entendue avec Matthew. Même si Brunie, elle, ne s'entendait plus vraiment avec sa mère. En même temps, c'était grâce à elle que Brunie se retrouvait à Lennox House. Chez les fous. Puis, avec son problème psychologique, Brunie n'aurait pas pu rester dans le monde civilisé. Les moments de bonheur que Brunie ressentait lorsqu'elle était dans son petit monde étaient bien, ils lui permettaient de s’éloigner de la dure réalité de la vie. Enfin de Lennox House. Mais là, ça surpassait tout. Brunie avait envie de sourire, de rire. De vivre. Ce qui changeait de d'habitude. Enfin, on ne peut pas dire qu'elle est toujours suicidaire mais des fois, c'est violent. Pour en revenir à la maladie, Brunie se sentait mieux, elle avait l'impression que le traitement qu'elle recevait ici était suffisamment bon pour qu'elle n'ai plus de crises,... C'était une bonne chose. Maintenant, ça se passait peut être justement dans sa tête. Peut être qu'elle avait l'impression d'être mieux alors qu'en fait non? Et ça, on ne le saura peut être jamais.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://whereismymind.the-up.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Happiness is slow to arrive ു PV SOUL   Dim 4 Déc - 12:54

S’il y avait bien une chose dont le jeune homme, il y a quelques années plus tôt, avait été fier, c’était sa relation avec Claire, autrefois. De une, leur relation avait eu un sens, et avait duré, deux ans, ce qui était à la fois énorme, et à la fois pas assez. De deux, jusqu’à ce qu’il n’en informe ses parents, et que ceux-ci décident une énième fois à sa place, ceux-ci n’avaient joué aucun rôle dans leur histoire. Et puis, il fallait avouer qu’ils étaient bien ensembles. Ils se complétaient plutôt bien, selon lui en tout cas. Et selon Chelsea, aussi, même si le jeune homme n’était pas sûr qu’elles se soient rencontrées, toutes les deux. Quoi qu’elle ne fût jamais réellement objective envers tout ce qui concernait son frère ainé. Il lui était même arrivée de dire du bien de sa relation de quelques soirs avec une jeune femme qui n’était pas vraiment quelqu’un qu’on aurait du glorifier de la sorte. Mais selon Matt, sa sœur aimait le voir heureux, et elle avait parfois du mal à se résoudre à dire une vérité qui blesse. Ce n’était pas son point fort. Bref ! Son histoire avec Brunie, comme elle s’appelle aujourd’hui, avait été inoubliable, et quoi qu’il arrive, il ne les oublierait jamais, elle et leur histoire. Et puis, il avait tendance à se dire que le destin – ou le karma, appelez ça comme vous voudrez- les avait réunis, et qu’il n’hésiterait sans doute pas à le refaire. Le jeune homme avait eu raison. La preuve, puisqu’il venait d’entendre sa voix, et de la voir, en train de se préparer un milkshake. Oui, elle était bel et bien là, en chair et en os. Son cœur se mit à battre un peu plus vite, et son organisme avait sans doute produit une petite dose d’adrénaline, puisqu’il se sentait comme en situation de stress , ou d’action. Après avoir mit quelques minutes à se décider pour savoir si oui ou non il devait aller à sa rencontre, le jeune homme opta pour cette solution, et se mit à se racler la gorge pour attirer son attention. Il s’était dit qu’elle croirait qu’il s’agissait d’un membre du personnel, et qu’elle sursauterait en se faisant pincer, mais en réalité, il ne s’était pas attendu à la réaction qu’elle avait eue. Brunie avait fait tomber son milkshake, et aussitôt, Soul s’en voulu. Mince ! Elle avait du se donner du mal pour le faire, et le voilà par terre. C’était bête. Il aurait du s’y prendre autrement. Peut-être aurait-il mieux valut qu’il attende quelques minutes ? Allez savoir. Dans tous les cas, il s’estima plutôt heureux qu’elle n’ait pas hurlé. Parce que oui, elle aurait pu. Il n’avait pas pensé à cette éventualité, mais fut réellement heureux qu’elle ne réagisse pas de la sorte, ce qui aurait bien sûr ameuté tout le monde, ainsi que quelques soucis. Comme s’ils avaient vraiment besoin de ça. En la voyant cligner des yeux plusieurs fois, comme s’il venait de la réveiller alors qu’elle était somnambule, il ne put s’empêcher de sourire. Cela faisait tellement longtemps qu’il n’avait pas vu son visage, ni même entendue sa voix. Il était là, à la regarder presque de la tête au pied pour voir si depuis tout ce temps, elle avait changé ou non. Pas tant que ça, au final. Elle était devenue encore plus belle qu’avant, et ce, même en pyjama, et même avec un maquillage moyen. De toute façon, Brunie était toujours magnifique à ses yeux. De un, parce que c’était vrai, et de deux, parce qu’il l’aimait encore, et l’aimerais sans doute toujours. Parce que oui, quand on aime, on est aveugle, comme on dit. En gros, la jeune femme aurait même pu être vêtue d’un sac poubelle qu’il l’aurait trouvé magnifique, comme si elle revêtait en réalité une splendide robe de bal. Le seul mot que Soul fut capable de prononcer fut « Salut ». C’était vraiment moyen, mais en même temps, c’est comme ça qu’on démarrait une conversation, non ? Étrangement, la jeune femme lui rendit son salut. Au final, cela ne devait pas être si bête comme démarrage, puisqu’elle avait répondu la même chose. Ou alors, c’était parce qu’ils étaient tous les deux très troublés, ce qui était, après mure réflexion, fortement probable.

SOUL ▬ T’en as encore assez pour en refaire ? lui demanda-t-il par la suite, en accompagnant ses paroles d’un geste désignant la flaque de milkshake juste devant elle, tout en souriant timidement.

Ce n’était pas encore ça, mais, ça commençait à venir, petit à petit. Après tout, il était passé d’un simple mot banal, à une petite phrase. Et puis, elle lui faisait perdre ses moyens, tel un collégien amoureux pour la première fois, qui tente, tant bien que mal, d’aborder celle de son cœur. Pathétique. C’était ce qu’il était en ce moment. Et il l’avait toujours été, en fin de compte, car en la voyant ici présente, sous ses yeux, il ne put s’empêcher de se traiter mentalement de moins que rien. Mais pourquoi diable n’avait-il pas bougé ses fesses lorsque ses parents lui avaient interdit de la revoir ? Pourquoi ne s’y était-il pas opposé ? Après tout, peut-être auraient-ils été heureux, tous les deux. Comme sur un petit nuage, ou dans une bulle. Ils auraient pu construire une vie à deux, leur vie. Bien sûr, si le jeune homme pouvait remonter le temps et revenir à cette période de sa vie, il le ferrait sans hésiter. Matthew prendrait ses jambes à son cou, et tiendrait tête à ses parents, quitte à ne plus les revoir, ni leur adresser la parole. Le seul inconvénient restait Chelsea. Leurs parents auraient étés capables de leurs interdire de se voir, tous les deux. De toute façon, ils décidaient toujours de ce qui était bien ou non, de ce qu’il fallait faire, de tout, en fait. Le jeune homme revint sur terre en entendant Brunie lui demander de la rassurer en lui assurant qu’il n’était pas le fruit de son imagination.

SOUL ▬ Si c’était le cas, ça voudrait dire que tu penses toujours à moi, ce qui ne serait pas vraiment déplaisant, cela dit en passant, mais je suis bien là, en chair et en os. Enfin, je crois, dit-il en se touchant les bras et le torse afin de vérifier la chose. Tu n’as pas changé, tu sais ? ajouta-t-il en la regardant une nouvelle fois.

Ce qu’il venait de dire était stupide, il en avait conscience, mais il réagissait toujours de la sorte lorsqu’il ne savait pas quoi dire, ou qu’il était mal à l’aise. Il disait n’importe quoi, et parlait beaucoup, quand il s’y mettait. Heureusement, là, il avait réussi à s’arrêter à temps, avant que ça ne tourne à la catastrophe et qu’il ne se ridiculise totalement. Soul posa à nouveau son regard sur elle, comme pour vérifier qu’elle était toujours là, comme de peur qu’elle ne se soit volatilisée. Mais Claire, Brunie, était toujours là. Alors, le jeune homme s’approcha légèrement. Cela faisait beaucoup trop longtemps qu’ils ne s’étaient pas vus, et, au fond de lui, il mourrait d’envie de la serrer contre lui, de l’embrasser, et de se tenir à quelques centimètres d’elle, tout en la regardant dans les yeux. Mais il ne pouvait pas. Parce qu’une autre part de lui avait encore du mal à digérer sa tentative de suicide. Il ne comprenait pas comment la jeune femme qu’il connaissait aurait pu faire une telle chose. C’était comme s’il avait connue une autre Claire, ou une autre facette d’elle-même. Quand on aime, on pardonne, on accepte. C’était ce qu’on disait, oui. Sauf que là, c’était différent. Son regard sur elle avait changé. Il était beaucoup plus mitigé, et ne savait plus trop quoi penser. Quelle Claire, quelle Brunie, avait-il en face de lui à cet instant ? Celle qu’il avait toujours connu, ou celle qui avait voulu mettre fin à ses jours ? Et s’ils avaient été ensembles, tous les deux, et qu’il avait tenu tête à ses parents, l’aurait-elle tout de même fait ? L’aurait-elle laissé tout seul ? En s’approchant d’elle, il avait repensé à tout ça, et à présent qu’il s’était arrêté, juste avant la flaque de milkshake, une question lui brûlait les lèvres. Il ne voulait pas la poser, non, pas maintenant. C’était trop tôt, et ce n’était pas le moment pour en parler, Soul le savait. Seulement voilà, les mots qui auparavant avaient eu du mal à sortir, ne pouvaient cette fois être retenus.

SOUL ▬ Est-ce… Est-ce que c’est vrai ? Tu sais… Cette histoire de… de… tentative de suicide ?

Il voulait le lui entendre dire. Il avait besoin de ça pour le croire vraiment, et peut-être pouvoir passer au dessus de tout ça. Le moment était vraiment mal choisi pour en parler, et il est clair que la cuisine de Lennox House, à une heure assez tardive, après deux ans sans nouvelles l’un de l’autre, n’était vraiment pas approprié pour ce genre de conversation, mais, il n’avait put s’en empêcher. Cela avait été plus fort que lui, et il assumerait, s’il devait récolter les pots cassés.
Revenir en haut Aller en bas
Brunie
« brunie ♚ the queen of the bitch »
avatar

→ lettres envoyée : 234
→ date d'arrivée : 07/11/2011
→ statut : ça te regarde?
→ avatar : katie cassidy
→ crédits : ava. (c) faith

MessageSujet: Re: Happiness is slow to arrive ു PV SOUL   Dim 4 Déc - 13:46

Il se tenait devant elle, tel une apparition divine dirons nous. Brunie avait du mal à le croire. Deux ans. Deux très longues années. Sans se voir. Sans se parler. Sans se toucher. Sans être ensemble. Et les deux années que mademoiselle Claire avait passé avec Matthew avaient été les plus merveilleuses de toute sa vie. Comme si il était entré dans sa vie afin de lui donner un sens, afin de la rendre heureuse, de lui faire comprendre que la vie pouvait avoir un sens. Et deux ans balayé ainsi, en même pas trente secondes. Un retour à la réalité fracassant, du genre qui fait très mal. Comme quand on arrache un jouet des mains d'une petite fille. Deux ans durant lesquels ils s'étaient amusés, s'étaient chamaillés comme des enfants... Une merveilleuse histoire comme on pourrait voir dans les contes de fée moderne. Oui, celui où le prince charmant n'a pas l'air con sur son cheval. Revoir Matthew, ainsi, sans vraiment y être préparée, avait rempli le cœur de Brunie de joie. D'amour. Et quelque part de questions... Elle aurait aimé savoir pourquoi il l'avait vraiment quittée. Ça avait duré trente secondes cette rupture. Après, Brunie avait du partir. Elle s'était isolée dans sa salle de bain. Elle était partie pleurer comme le ferait toute fille privée de son amoureux. Pourquoi l'avait -il quittée? Et surtout... Que faisait-il à Lennox House, lui, qui avait toujours été parfaitement équilibré? Du moins, pendant qu'il était avec Brunie. Brunie fût vraiment heureuse et étonnée de le voir, de l'entendre à nouveau. Le son de sa voix lui avait manqué. Comme son visage, sa façon d'être, ce qui faisait de lui un être unique. L'âme-sœur de Brunie. Elle aurait tout le temps de poser ses questions à Matthew. L'éternité ne faisait que commencer même si l'endroit n'était pas vraiment un endroit de rêve. Mais, la seule personne qui comptait réellement pour elle était là, c'était tout ce qui comptait à présent. Sauf si, lui, de son côté voulait définitivement tourner la page. Après que leur minuscules salut furent échangés et que son milkshake se soit éclaté au sol tel une bombe, Brunie entendit la voix de Matthew s'élever à nouveau. Il était là, pour de vrai, peut être pour toujours, et il lui demandait si elle restait encore assez de lait et de vanille pour refaire un milkshake. Brunie aurait eu du mal de rigoler avant mais il était là et Brunie rigola. Elle en fût même étonnée elle même. Elle attrapa le pot de 2kg de vanille et la bouteille de lait et rigola.

« Je pense que oui, pourquoi, tu veux un milkshake? » dit Brunie en souriant. Elle n'en revenait pas, elle aurait même pu se pincer les bras pour voir si finalement elle rêvait ou non. Brunie se rappela maintenant de ce qu'on ressentait lorsqu'on était heureux. Elle reposa le lait et la vanille par la suite et elle referma les yeux un court instant. Il lui avait tellement manqué. Si elle ne s'était pas retrouvée seule, sans lui, elle ne serait jamais allée à Lennox House, elle n'aurait jamais tenté de se suicider. Elle aimait tellement la vie, elle avait toujours été heureuse mais si elle en voulait à sa mère de ne pas lui avoir parlé de son père, même si elle détestait le fait de se retrouver des fois seul, sans son amoureux à ses côtés. La quitter, définitivement avait été la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase. Jamais de sa vie Brunie n'avait imaginé qu'elle reverrait Matthew. Elle pensait qu'elle devrait vivre sans lui, tout le restant de sa vie. Le monde semblait un peu moins grand maintenant qu'il se tenait devant elle. Lui aussi devait avoir beaucoup de questions à poser. Voir Matthew avait eu l'effet d'une bombe. Comme si tout venait d'exploser autour d'elle et pourtant, elle n'arrivait pas à regarder ailleurs. Il était là, devant ses yeux, constamment et elle ne pouvait pas regarder ailleurs pas qu'il l'obsédait... Suite au fameux "dis moi que tu n'es pas une hallucination" de Brunie, Matthew la rassura en lui disant que non et surtout que cela semblait signifier que Brunie pensait toujours à lui. Comment avait-il pu deviner tout cela? Bien sûr que oui, il ne se passait pas un seul jour sans que Claire ne pense à Matthew. Seulement, trop fière, elle ne l'aurait peut être pas admit d'elle même. « Pour être honnête, chaque minutes de chaque heures, de chaque jours depuis deux ans. » dit Brunie, plus franche qu'elle ne l'avait jamais été. *T'es bête ma fille, pourquoi tu lui a dit ça? C'est le genre de gros secrets à ne jamais révéler à un mec qu'on aime. Réfléchis, tu crois qu'il vient d’où le proverbe "tourner sa langue dans sa bouche sept fois avant de parler?*. C'est vrai que c'était une réponse stupide mais elle n'avait jamais oublié. Pourtant, malgré ça, Brunie sentit un certain malaise dans leur discours. Brunie aurait pu lui faire un discours, cela n'aurait pas suffit pour dire tout haut ce que Brunie ressentait tout bas. Lorsqu'elle le vit s'approcher, bien qu'il soit bien accroché, le cœur de Brunie se mit à battre encore plus fort que lorsqu'elle l'avait vu devant lui, 5 minutes auparavant. Ce que Brunie ressentait était un mélange entre l'amour, le bonheur et quelque part une certaines haine. Une sensation d'abandon. Pourquoi? Elle voulait juste savoir pourquoi elle s'était retrouvée seule. Ce qu'elle avait fait pour en arriver là. Soudain, la question que Brunie voulait éviter arriva... Matthew voulait savoir si c'était vrai qu'elle avait tenté de se suicider ou non. Il voulait vraiment obtenir une réponse de la part de la belle apparemment. Avant de répondre à cela, Brunie aurait voulu lui sauter dans les bras, l'embrasser, limite s'excuser de ce qu'elle avait fait mais elle ne connaissait pas encore les vraies raison de cette séparation. Lorsqu'il eu terminé sa question, Brunie se sentit mal, elle eu un petit geste de recul.

« Oui, c'est vrai. La preuve, je suis ici. » répondit franchement Brunie. De toute façon, cela ne servait à rien de mentir à l'homme qu'elle aimait. Elle aurait pu être plus franche en lui disant pourquoi elle avait tenté de se suicider. Mais quelque part, elle n'osait pas. Pourtant, les mots sortirent tout seuls de la bouche de Brunie. « Quand tu m'a quittée, je me suis sentie abandonnée, sans points de repères, je ne devrais pas me justifier mais je me suis sentie seule au monde. J'avais confiance en toi. Et toi tu m'avais abandonnée. » ajouta Brunie. On pouvait sentir au fond d'elle une petite crainte. La peur qu'il lui en veuille. Ce qu'elle aurait très bien pu comprendre. Malgré tout, Brunie ne pouvait pas s'empêcher de se demander pourquoi. A force de se le demander, ce mot finit par sortir de sa bouche. « Pourquoi? » demanda Brunie bêtement, sans forcément attendre de réponse. Le moment était effectivement mal choisi pour être franc sur deux raisons opposées: la rupture et la tentative de suicide. Bien que la rupture avait réussi et que la tentative avait raté. Au fond d'elle même, Claire savait très bien que Matthew lui en avait voulu durant deux ans et lui en voulait encore maintenant. Il lui en voudrait sûrement toujours. Brunie aurait voulu éviter de lui parler de sa maladie également mais elle savait qu'un jour elle devrait faire preuve de franchise et lui dire qu'elle avait été malade. Lui parler de la découverte. Parce que la tentative de suicide n'était pas juste due au fait que Matthew l'avait abandonnée. Non. Brunie était malade. Mais ce genre de sujet, Brunie voulait l'éviter à tout prix. Si elle voyait qu'effectivement il lui en voulait, Brunie lui dirait. Sinon, pourquoi savoir? Ça avait l'air d'aller mieux. Brunie savait qu'elle avait besoin de Matthew pour exister. C'était con mais tellement vrai. Elle ne pouvait pas se passer de lui, elle avait eu du mal à s'en passer pendant deux ans et parti comme ça, elle devrait encore s'en passer un bout de temps avant que le jeune homme finisse par la pardonner. Si toute fois il y arrivait bien entendu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://whereismymind.the-up.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Happiness is slow to arrive ു PV SOUL   Dim 4 Déc - 15:36

Si aujourd’hui on demandait au jeune homme quelle a été l’époque la plus heureuse de sa vie, sans aucune hésitation, il vous répondrait qu’il s’agissait de la période où il était avec Claire. Parce qu’il n’y avait vraiment pas à dire, tous deux s’étaient bien trouvés, comme on dit. Ils étaient un peu comme le Ying et le Yang, différents, mais complémentaires, formant alors un équilibre on ne peut plus parfait. Tout du moins, c’est l’impression qu’il avait eu lui, à cette époque. Le fait de la retrouver, aujourd’hui, ici, était indescriptible, ou presque. Imaginez un instant un volcan en éruption, crachant de la lave incandescente tout autour de lui, et peut-être que vous pourrez comprendre à quel point le petit organe qu’est le cœur, du jeune homme se faisait soudainement ressentir. Imaginez deux feux d’artifices. Celui de la fête nationale, et celui organisé pour la célébration de la nouvelle année. Combinez les deux en un, et multipliez l’intensité, la longueur, et la beauté de ce spectacle, par, disons mille. Imaginez le bonheur d’un être humain atteint d’une maladie incurable, qu’on croit condamner, quand on lui annonce qu’il va vivre. Et multipliez le tout par tous les hôpitaux de la même ville. Ou encore, l’infime joie qu’une vieille femme pourrait ressentir en se retrouvant face à son mari décédé il y a des années, dans un simple rêve. Imaginez que cette femme vive dans son rêve, le plus beau moment de sa vie, et qu’elle en profite au maximum, avant qu’il ne disparaisse. Un bonheur, une joie, profonde, sincère, intense, et surtout sans aucune limite. Voilà ce que ça lui faisait de se retrouver face à elle après deux années. C’est étrange car, leur relation avait durée deux ans. Et ces deux années là étaient passées beaucoup trop rapidement à son goût. Il aurait voulu que le temps se fige, pour profiter de l’instant encore plus longtemps. Mais cela faisait aussi deux ans qu’ils ne s’étaient ni vu, ni parler, et encore moins touchés. Et ce laps de temps ci, était passé beaucoup trop lentement. C’était comme si le temps c’était finalement arrêté à cette période, avec bien sûr un train de retard. Parfois, c’était à ne rien y comprendre. D’ailleurs, il y avait fort à parier que le temps qu’ils passeraient ensembles filerait à nouveau tel une étoile filante. Enfin bref. Ils étaient là, tous les deux, dans cette cuisine, mais surtout dans ce lugubre asile, cette sombre prison, car voilà ce qu’était en réalité Lennox House. Lui pour avoir défendue sa sœur, certes d’une étrange façon, mais c’était là son intention initiale, et elle, et bien, quelque part, il se doutait de la raison de sa présence ici. Même si, au fond, il aurait préféré que celle à laquelle il pense, ne soit pas la vraie. Cela dit, il ne croyait pas vraiment aux miracles. Au destin, oui. Au karma, aussi, mais pas aux miracles.

Le jeune homme lui avait demandé, quelques minutes après qu’elle ait renversé son milkshake par terre, si elle en avait assez pour en refaire pour deux raisons. Premièrement, il était quelque peu gêné que sa préparation se soit retrouvée au sol sans vraiment y goûter. Et puis, c’est vrai qu’il n’était pas contre l’idée de s’en faire un aussi. Mais juste avant qu’elle ne le lui demande, elle s’était mise à rire. Et c’était un spectacle incroyable qu’elle lui donnait à cet instant. Son rire. Vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point celui-ci lui avait manqué. Et qu’est-ce que ça faisait du bien de voir, et surtout d’entendre un tel rire dans un endroit comme celui-ci, même si Soul n’y était pas depuis très longtemps. Il n’osait imaginer combien cela devait manquer à Brunie elle-même. Mais, en la voyant rire ainsi, de ce rire si naturel, et surtout contagieux, il s’y mit, lui aussi. D’un seul coup, pendant ces quelques secondes, le jeune homme oublia tout. Et cela faisait tellement de bien. C’était comme balayer d’un revers de main une mouche enquiquinante qui vous sifflait dans les oreilles. Ou un peu comme lorsqu’on vous parlait sans que vous n’écoutiez vraiment. Ca rentrait d’une oreille, et ça ressortait aussitôt par l’autre. Enfin bref. Ce rire contagieux lui fit du bien, et en fit surement tout autant à la jeune femme. Et puis, qui avait-il de plus beau que d’entendre le rire de la personne aimée – à part son amour en retour - ? Anyway. Lorsqu’elle lui posa la question, Matthew mit une main sur son ventre, comme pour chercher à savoir s’il lui restait un peu de place pour un milkshake.

SOUL ▬ J’ai de la place, ça me tente bien. Mais d’abord un pour toi. Initialement il était pour toi, celui-là, dit-il en montrant la flaque d’un geste de tête.

C’est vrai qu’il avait un petit creux. Il n’avait pas vraiment beaucoup mangé ce soir, et il y avait beaucoup plus de place dans son estomac qu’il ne le faisait croire. Quelques instants plus tard, Brunie lui demanda de la rassurer qu’il n’était pas une hallucination, ce à quoi il avait répondu instinctivement que s’il en était une, cela voulait dire qu’elle pensait toujours à lui, ce qui lui ferrait rudement plaisir d’ailleurs, mais que non, il n’en était pas une. Il ne s’était absolument pas attendu à ce qu’elle lui réponde, et encore moins ça. En fait, il avait plutôt pensé qu’elle lui dise exactement le contraire, allez savoir pourquoi. Ou qu’elle ignore sa réplique, tout simplement. Mais non. Elle lui avait dit que oui, elle avait pensé à lui, et ce, en permanence depuis leur séparation. Il y avait fort à parier, à ce moment précis, que ses yeux s’était surement mis à briller, peut-être même un peu plus que ce qu’ils n’auraient du d’ailleurs. Mais, ce n’était pas tous les jours que votre ex petite-amie, que vous avez aimé de tout votre cœur, et que vous continuez d’aimer, jour après jour, vous annonce une telle chose. Surtout après deux ans de séparation, sans contact. Non, vraiment, ces paroles-là, il venait dors et déjà de les enregistrer au plus profond de sa mémoire, histoire de s’en souvenir jusqu’à la fin de sa vie, tout comme de ce moment dans sa globalité. Soul était surpris, mais en même temps, qui ne le serait pas ? Qui plus est, il se sentait coupable. Coupable de ne pas s’être battue pour elle, car elle l’aurait mérité, vraiment mérité. Coupable d’avoir été lâche, et d’avoir fait passer ses parents et leur besoin incroyable de tout contrôler, avec elle, avec eux. Le jeune homme ferma les yeux quelques instants, et ouvrit la bouche, mais la referma aussitôt, ne sachant que dire, avant de la rouvrir une seconde fois, sentant les mots prêts à sortir.

SOUL ▬ Vraiment ? Moi aussi, tu sais.

Et comment que c’était vrai de son côté. Sa famille ne parlait que d’Emma, celle qu’il devait initialement épouser, tandis que lui ne pensait, ne rêvait, et ne parlait avec sa sœur que de Claire. En pensant à cette histoire, le cerveau de Soul s’activa à une vitesse fulgurante. Il venait de passer d’Emma, du mariage, de Claire, à ses parents, puis à leur rupture, et à la tentative de suicide de sa bien-aimée, ce qui le rendit mal à l’aise tout à coup, comme il fallait s’en douter. Malgré tout, il s’était approché d’elle, et de la cuisine, pour pouvoir entamer la préparation de leur milkshake. Et, sans pouvoir se contrôler et s’interrompre, il lui posa alors la question qui le tourmentait depuis maintenant deux ans. Bien sûr, il connaissait déjà la réponse, mais, pendant un instant, il avait espéré que tout ceci était faux, qu’une simple rumeur que l’on aurait inventé pour une raison inconnue. Mais non, c’était réel. Elle venait d’avouer. Et là, Matthew eu l’impression de faire une chute vertigineuse, comme s’il venait de faire une chute d’un immeuble haut de plus d’une vingtaine d’étages, comme s’il avait voulu faire du saut en parachute, mais que dans la précipitation de l’instant, il en avait oublié ledit parachute, et qu’il se retrouvait alors en pleine chute libre, voyant le sol se rapprocher à une vitesse fulgurante, sans rien pouvoir faire d’autre que d’attendre. La chute ne fut que plus longue lorsqu’elle lui expliqua ce qu’elle avait ressenti à ce moment. À nouveau, un flot de culpabilité s’empara de lui, ainsi que de la colère qu’elle ait vraiment voulu tenter de mettre fin à ses jours. Il lui en voulait d’avoir voulu une telle chose, mais il s’en voulait encore plus pour ne pas s’être battue pour elle, car, lorsqu’ils avaient été ensembles, jamais elle n’aurait fait une telle chose, et que d’après ses paroles, c’était de sa faute, si elle avait tenté de se suicider. Et c’est là que le fameux « pourquoi » qu’il redoutait tant arriva. À son tour de s’expliquer. Il ne pouvait pas reculer. Ne devait pas, cette fois.

SOUL ▬ Je te demande pardon, j’aurais voulu que les choses se passent autrement. J’ai été con, voilà pourquoi. Con, et lâche, surtout. J’avais peur. Pas de toi, pas de nous, mais d’eux, de leur réaction, et de leur laisser Chelsea. J’aurais dû agir au lieu de rester là, comme un pantin, à attendre qu’on prenne les décisions pour moi. Et je te jure que je regrette ce que j’ai fais, ou plutôt ce que je n’ai pas fais, et ce, depuis le jour de notre séparation. Je pourrais te sortir tout un baratin, comme quoi c’était mieux comme ça dans le fond, et que tu ne méritais pas de vivre une vie comme celle-là, mais ce serait mentir, parce que j’aurais vraiment voulu la vivre, cette vie-là, à tes côtés. J’aurais vraiment voulu que les choses se passent différemment. Mais… Je comprends toujours pas pourquoi toi, tu as voulu te suicider, je veux dire, tout le monde passe par ce genre de chose après une rupture, mais ce n’est pas pour autant qu’on doit agir de la sorte. C’était tout aussi lâche que mon comportement. Et c’était surtout très con et égoïste. Parce qu’en plus tu t’es loupé, et ça, c’est un signe. Et je t’en veux d’avoir essayé de le faire, sans compter que je m’en sens coupable et responsable.

Il avait monologué, il en était conscient, mais, elle méritait de savoir pourquoi, même s’il n’avait clairement pas parlé de « ses parents » mais simplement « d’eux », pour la simple et bonne raison qu’il ne les considérait plus comme tel depuis ce jour-là, et qu’au fond, il était persuadé que Brunie comprendrait de qui il voulait parler. Il lui avait dit ce qu’il avait sur le cœur, et ne le regrettait pas. Son cœur venait de se serrer en évoquant tout ceci, mais c’était comme ça.
Revenir en haut Aller en bas
Brunie
« brunie ♚ the queen of the bitch »
avatar

→ lettres envoyée : 234
→ date d'arrivée : 07/11/2011
→ statut : ça te regarde?
→ avatar : katie cassidy
→ crédits : ava. (c) faith

MessageSujet: Re: Happiness is slow to arrive ു PV SOUL   Lun 5 Déc - 2:05

Pour Brunie aussi c'était la période la plus heureuse de sa vie. Pour la première fois, elle avait eu quelqu'un sur qui compter. Et la voir partir sans rien pouvoir faire avait été horrible pour la jeune femme. Quelque part au fond d'elle, Brunie savait qu'elle aurait été capable de le repousser en lui disant qu'il était trop tard mais parfois le cœur à ses raisons que la raisons ignore. Peut on juger quelqu'un d'amoureux? Quelqu'un qui a aimé depuis la première seconde? Quelqu'un qui n'a jamais oublié le mal que pouvait produire l’éloignement? 2 ans avec lui. 2 ans sans lui. Elle l'aimait depuis 4 ans et il ne se passait pas un jour sans qu'elle y pense. Lui. Ses yeux. Sa voix. Son caractère. Ses qualités.... et même ses défauts. Elle aimait tout de lui, en même temps, quand on est amoureux, il pourrait être horrible qu'on s'en foutrait et qu'on ne le verrai même pas tellement on est amoureux. Elle était devant lui, à le contempler, tel une apparition divine et lorsqu'il lui avait parlé, Brunie s'était sentie... mieux. Ils se parlaient grâce à un milkshake. Ça faut le faire, c'est vrai. Le milkshke s'était donc éclaté au sol. Mais après tout, Brunie s'en foutait, elle se trouvait depuis l'homme qu'elle aimait. Comparez un peu le milkshake qui tombe sur le sol, au cœur de Brunie qui à commencé à ''s'exciter'' lorsqu'elle à vu Matthew. Il y'avait un moment où Brunie finirait par lui sauter dans les bras, mais il était trop tôt. Beaucoup trop tôt. Il n'y avait rien de mieux que de retrouver quelqu'un qu'on aime. Même si le lieu où se passait cette rencontre laissait à désirer. C'est vrai, une cuisine, une petite cuisine limite délabrée, on pourrait avoir l'impression que le sol va vous tomber sur la tête. Une cuisine délabrée donc dans un asile pour aliénés. Quelque part c'est pas le meilleur endroit pour des retrouvailles. Mais franchement, c'était le cadet de ses soucis. C'était le coup de foudre, pour la deuxième fois. Pour elle en tout cas. Imaginez des centaines de papillons dans l'estomac, l'impression que la température à augmenté de genre 50° et surtout... lui, elle. Rien d'autre. Plus rien n'avait d'importance. Le monde aurait pu s'écrouler, elle s'en foutait, il était là. Je sais que c'est de la répétition mais c'était tellement vrai et tellement intense. Revenons en au milkshake. Brunie venait de demander à Matthew si il en voulait un, et lui avait répondu que ça le tentait. Effectivement, comment résister à un milkshake? Sérieux, vous arrivez vous? Par ce que, moi, non! Et après il avait ajouté que c'était d'abord pour elle, suite à cet incident catastrophique. Une sorte de bombe nucléaire. Enfin bon, non, j’exagère. Brunie sourit et, en quittant Matthew du regard ouvrit la boite de glace vanille. Elle attrapa une cuillère et... « Tu préfère pas manger la glace comme ça? » dit Brunie en souriant. Donc elle attrapa la cuillère et elle commença à manger la glace ainsi. A vrai dit, elle était tellement euphorique qu'elle commençait à avoir faim. Elle n'avait pas mangé depuis deux trois jours parce qu'elle avait eu le moral à plat. Elle jeta un coup d’œil à la flaque de milkshake et à la flaque de lait. *Ce sera encore pour ma poire, toute façon j'ai l'habitude...* C'est vrai qu'elle devrait nettoyer la cuisine mais après tout, elle le faisait souvent donc ça ne changeait rien, une fois de plus ou une fois de moins. Juste à cette pensée, Brunie soupira en levant les yeux vers le plafond. C'est vrai que ça faisait peur, le plafond était plein de craquelure. Brunie en eut des frissons et limite une impression que le plafond lui tomberait sur la tête. Comme quoi! Après avoir soupiré, elle retourna à sa glace trente petite seconde... avant de s'apercevoir que Matthew n'était toujours pas à côté d'elle entrain de manger ce pot de foutue glace à la vanille. « Bah quoi? Je vais pas te manger tu sais » rajouta Brunie en souriant. Elle n'aimait pas que Matthew garde une certaine distance avec elle mais elle sentait qu'en ce moment, elle n'avait pas trop le choix. Brunie s'était toujours imaginée que lorsqu'elle reverrait Matthew, la bonne entente ne serait pas au rendez vous et que cela finirait en dispute. Apparemment non. Maintenant, cela ne faisait que deux minutes et ils avaient parlé de milkshake. Les questions qui fâchent devraient pas tarder à arriver.

À un moment, Brunie regardait Matthew. Des étoiles dans les yeux, carrément. Limite envie de pleurer parce qu’elle ne pensait pas qu'un jour elle le reverrait. C'est vrai que Brunie venait de lui dire qu'elle avait pensé à lui à chaque instant depuis leur séparation. Elle fût étonnée lorsque Matthew lui répondit que lui aussi... Elle voulut parler mais aucuns mots ne sortit de sa bouche, elle se contenta de sourire bêtement pour cacher l'envie de pleurer. Pleurer de bonheur. De joie. Parce qu'elle était heureuse et émue. Puis zut, si ça déborde pas de l’œil, c'est pas une larme. Brunie avait encore plus envie de sauter dans les bras de Matthew mais elle n'osait pas. Peur qu'il la rejette? Après tout, pourquoi pas? On fait tous des choses débiles non? Donc, lorsque Matthew lui dit qu'il y pensait aussi, Brunie eu envie de pleurer. Elle se retenait. Elle souriait bêtement, comme quand on pense à un truc drôle mais à la fois émouvant. Enfin, peut être que vous ne pourrez pas comprendre... « Bah... euh... » sorti Brunie. Après, elle fronça les sourcils en se demandant quoi... *Bah... euh... mais c'était quoi ça fifille? T'a pas honte?...* Brunie se retrouvait face à Matthew sans n'avoir rien à lui dire alors qu'elle s'était imaginée ce moment pendant deux ans et qu'elle lui avait fait un discours. Le plus simple aurait été de lui sauter dans les bras mais bon c'était peut être pas le bon moment. Du moins pour lui. Ils avaient tout les deux des trucs à se reprocher. Elle et sa connerie. Lui et la sienne. Une tentative de suicide contre un abandon. Lorsqu'il avait dit à Brunie que lui n'avait jamais censé de penser à elle, elle repensa encore à lui demander ''mais pourquoi tu m'a quittée alors?'' mais elle se tût. Le silence était mieux qu'une connerie. « Je ne sais pas quoi dire... Je ne m'attendais pas à une révélation pareille. Tu sais que je suis très franche et je veux pas te mentir, les deux années que je viens de vivre ont du être les pire de ma vie. » dit Brunie. Elle en pouvait plus d'être éloignée. Elle ne voulait pas lui mentir en plus. Elle le regarda, attendant une réponse de sa part. Elle aurait aimé, qu'à ce moment là, il la prenne dans ses bras. Qu'il ne la lâche plus jamais afin de récupérer ses deux années perdues. Et... là, Brunie se retrouva face à Matthew et lui avoua que oui, elle avait tenté de se suicide. Elle lui avait dit pourquoi et surtout elle lui avait demandé pourquoi. Cette question qui lui brûlait les lèvres depuis deux ans. Deux longues années sans pouvoir en parler avec lui. Deux longues années où elle s'était sentie triste. Limite humiliée. Elle n'avait pas su pourquoi, du coup, elle s'était demandée quoi, elle avait réfléchi et au final elle s'était dit que le problème c'était elle, qu'elle n'était peut être pas assez bien pour lui. Quelque part au fond d'elle, même si elle l'aimait, elle avait envie de le frapper, lui coller une bonne claque pour lui faire ressentir le coup qu'elle avait eu quand il lui avait dit que c'était fini. Que leur histoire ne pouvait plus continuer. Et rien. Le noir total pendant 2 ans. 730 jours. 17 520 heures à peu près. Autant dire une éternité. Jusqu'à cet instant là. Ce moment tant attendu où Matthew dit à Brunie qu'il s'en voulait, qu'il était con. Qu'il avait peur mais qu'il aurait du réagir. Cependant, malgré tout, il ne comprenais pas pourquoi elle avait voulu mettre fin à ses jours. « Je n'attendais pas forcément de toi que tu t'excuse. » dit Brunie en soupirant. Les larmes commençaient à arriver et Brunie savait déjà qu'elle ne saurait pas les stopper. Alors, avec une once de tristesse dans sa voix, Brunie reprit la parole. « C'est vrai que je t'en ai voulu... » dit elle. *Mais l'amour est plus fort que la haine...* pensa aussitôt Brunie. Soudain, elle se rappela d'une phrase que Matthew venait de dire. ''Je pourrais te sortir tout un baratin, comme quoi c’était mieux comme ça dans le fond, et que tu ne méritais pas de vivre une vie comme celle-là, mais ce serait mentir, parce que j’aurais vraiment voulu la vivre, cette vie-là, à tes côtés.'' et là, au lieu de se mettre à pleurer comme elle aurait pu le faire, Brunie sourit. Même si ce n'était pas le moment où elle aurait du sourire. « Je me suis toujours demandé si c'était ma faute, si quelque chose avait cloché avec moi. J'aurai aimé vivre avec toi, à tes côtés. Je suis sûre que j'aurai passé des moments merveilleux... » et elle se stoppa net. Elle regarda Matthew 30 secondes en cherchant les mots qu'elle allait utiliser pour parler de sa tentative de suicide. De ce truc qu'elle avait raté. Elle regarda Matthew tout en cherchant un moyen de cacher son bras qui gardait deux affreuses entailles. C'est vrai que Brunie avait du faire la plus grosse connerie de toute sa vie. Et maintenant, elle le regrettait parce qu'elle savait qu'à ce moment là: ça passe ou ça casse. « On à tous les deux tord. On à tous les deux foiré. Me dit pas le contraire. Ma tentative de suicide était débile. J'étais débile. Le fait de me quitter alors que n'avait pas le choix. Maintenant que je sais pourquoi, je ne peux pas t'en vouloir. » ajouta Brunie. Elle pensait à beaucoup de choses. Trop pour pouvoir se concentrer sur une seule et unique chose: la maladie. Car à vrai dire, c'était plus plus ça qui l'avait poussée à se suicider. « Il y'a quelque chose que je ne savait pas quand on était ensemble. Après que tu m’aie quittée, je ne suis pas directement enfermée dans la salle de bain pour le suicider en fait. J'ai appris quelque chose en faisant des examens. J'étais malade. Je pensais que je devenais juste dépressive mais en fait non. C'est en partie pour ça aussi que j'ai essayé de me suicider. Je veux pas que tu ai de la pitié ou de la compassion pour moi parce que je vais mieux maintenant. Mais comme ça, tu le sais. Comme ça, je ne te ment pas. » commença à monologuer Brunie. Elle soupira. C'est vrai que c'était un peu con ce qu'elle venait de dire, mais à la base, elle était juste triste. Et elle ne voulait pas vivre avec une maladie. Avec une saleté. Elle voulait être comme tout le monde. Comme tous les jeunes de son âge. Elle voulait être bien. Et apprendre qu'on à une pathologie psychologique, c'est pas vraiment facile à gérer. Le trouble bipolaire -autrement appelé psychose maniaco-dépressive- est une maladie qui empêche les gens qui en souffre d'avoir une vie sociale normale. Imaginez un peu ce qu'elle vivait: sautes d'humeur, périodes de mélancolie, délires, hallucinations... C'est pour cela que Brunie avait demandé à Matthew si il n'était pas une hallucination. Et si finalement elle avait encore été malade?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://whereismymind.the-up.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Happiness is slow to arrive ു PV SOUL   

Revenir en haut Aller en bas
 
Happiness is slow to arrive ു PV SOUL
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Soul Drop
» [AIDE] j'ai un htc hero et je n'arrive pas a envoyer des mp3 par bluetooth
» Soul team par fadoo
» De la bonne musique c ça !!!
» [AIDE] Je n'arrive pas à décrocher un appel

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
SUCKER PUNCH :: REAL W0RLD. :: ☂ Dustbin. :: ▷ RP.-
Sauter vers: