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 Des larmes pour exprimer. PV Puppy

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Brunie
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MessageSujet: Des larmes pour exprimer. PV Puppy   Ven 18 Nov - 1:53

Depuis qu'elle était à Lennox House, Brunie s'était forgée une carapace. On peut dire quelle avait déjà beaucoup de caractère à la base mais sur pas mal de temps, enfermée dans un asile surtout, elle avait appris énormément sur elle même et elle s'était encore plus rebellée. C'est vrai qu'on peut dire que Brunie avait un caractère de merde, elle n'était pas très gentille avec les autres, elle se foutait de la gueule de tout le monde, elle était devenue encore plus menteuse qu'avant. Bref, une petite peste toute façon. Mais... ce soir là, Brunie n'avait pas vraiment le moral. Elle n'avait jamais vraiment été du genre à pleurer, bien au contraire. Elle n'aimait pas montrer ses sentiments, ce qu'elle ressentait vraiment au fond d'elle. Elle n'extériorisait pas. Elle n'aimait pas extérioriser. Les sentiments, pas son truc. Quoi qu'il en soit, Brunie était triste. Le couvre feu était à 22h10 mais Brunie n'en avait rien à faire, elle n'avait pas le moral et elle ne voulait pas rester dans son lit. Elle se sentait mal et abandonnée. Assise sur son lit, Brunie eu comme une envie de vomir. Ne demandez pas pourquoi, ça ne s'explique pas. Brunie déserta donc le couvre feu dirons nous. Elle se leva en silence et elle alla se réfugier dans la salle de bain. La salle de bain des filles. Une salle de bain commune. C'est peut être ça qui filait la nausée à la petite blondinette. Quoi qu'il en soit, elle poussa discrètement la porte des toilettes et s'y "enferma". Elle fit deux ou trois pas afin de se retrouver face au miroir. Brunie tourna la poignée du robinet et de l'eau froide commença à couler. Elle en prit dans ses main afin de mettre cette eau sur son visage. ça la réveilla un peu plus mais là n'était pas le problème. Elle referma le robinet et elle bougea. Elle alla se mettre dans un petite coin. Brunie se "laissa tomber" et termina assise dans ce fameux coin. -Comment exprimer? J'ai du mal là j'avoue. Hors sujet qui ne sert strictement à rien-. En position accroupie, Brunie passa ses bras autour de ses jambes et elle commença à pleurer. D'abord, en silence, essuyant ses larmes avec son t-shirt et ensuite un peu plus bruyamment, en arrivant à un point où elle commença à avoir du mal à respirer. Elle n'aurait même pas su aligner un mot si on lui avait parler. Elle pleurait donc tranquillement dans son coin lorsqu'elle entendit des bruits de pas venant du couloir. Elle se leva d'un geste afin d'aller éteindre la lumière pour le pas se faire griller. Elle posa ses deux mains sur la porte et elle mit son oreille sur la porte afin de pouvoir entendre le moindre petit bruit.

*Si je me fais griller, je suis mal... et surtout, je suis bonne pour la morgue.*
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MessageSujet: Re: Des larmes pour exprimer. PV Puppy   Ven 18 Nov - 4:01

Je m'étais couchée un peu plus tôt que d'habitude car j'avais une grosse fatigue liée à la répétition de ma danse pour ne pas manquer un seul pas car m'humilier en publique, j'avais naturellement horreur de ça. Alors imaginez si je faisais un pas de travers jusqu'à me prendre le sol en pleine figure. Catastrophe. Depuis un an que je travaillais dessus, j'avais pourtant eut le temps de la perfectionnée mais aujourd'hui, j'avais voulut m'acharner encore plus que d'habitude, histoire de m'occuper l'esprit. De mauvais souvenirs m'étaient revenu en tête, des souvenirs que j'aurais voulut et que je voulais oublier. C'était un peu la seule façon pour moi de penser à autre chose, en me tuant quasiment à la tâche. Malheureusement, une fois endormie dans mon lit, mes souvenirs me rattrapèrent bien vite en un affreux cauchemar, ce qui fit que je me tourna et me retourna désespérément dans mon lit jusqu'à en suer. A m'agiter ainsi sous le drap, ma température corporelle augmenta rapidement, dans mon inconscient je le ressentais très bien et c'était très désagréable. Paniquée et encore incapable de me réveiller. Je manqua de crier quant ça arriva en un sursaut mais réussis à me retenir au dernier moment pour n'alerter ni ne réveiller personne. Le souffle court et saccader, je me demanda pendant un instant où je me trouvais. Complètement perdue. Mais ma mémoire me revint rapidement et je poussai alors un soupire de soulagement en me rallongeant sur mon lit, les mains sur mon front qui le frottèrent doucement et lentement en guise de petit massage apaisant.

Dans un murmure, que moi seule pouvait entendre, je prononça quelques mots :
    - C'était qu'un mauvais rêve ..
Comme essoufflée, je pris le temps de retrouver mon rythme respiratoire normale en fermant les yeux pour mieux me calmer. Ce n'était qu'un cauchemar mais il avait été des plus éprouvant. C'était une horreur. Je détestais quand mes souvenirs me revenaient au galop de cette manière. Il avait semblé si réel. La peur m'avait envahie et les battements affolés de mon coeur avaient du mal à se calmés. Je me décida donc à me lever en petite tenue de nuit pour aller jusqu'à la salle de bain commune des filles. Je pourrais me mettre de l'eau froide sur le visage et prendre mon temps pour me calmer là-bas, en espérant que personne ne me surprenne, surtout pas un membre du personnel. Bien sûr, je partis justement pieds-nus pour ne pas qu'on m'entende arriver à des kilomètres sinon je me ferais facilement chopper. J'étais quand même pas suicidaire. A la limite de l'épuisement, je repassa une main sur mon front et alluma la lumière de la salle de bain commune féminine en arrivant, me dirigeant jusqu'aux lavabos, j'ouvris un robinet d'eau froide et plaça mes mains sous le filet d'eau pour en récupérer et me tremper ainsi le visage. Ces gestes me réveillèrent un peu plus mais comme ce n'était pas un procéder agréable, je ne me réveilla même pas à 80%. Il aurait fallut que je plonge carrément dans une piscine pour ça. Moi ce qui me réveillait, c'était plutôt la chaleur mais ce que je cherchais à faire en venant ici, ce n'était pas à me réveiller mais à oublier ce fameux cauchemar et calmer les pulsations de mon coeur. Quand je referma le robinet, je me retourna alors pour m'appuyer contre le lavabo en fermant un instant les yeux et inclinant la tête en arrière. Attendant avec calme que la "paix" revienne en moi.

J'étais là depuis déjà quelques minutes et je n'avais toujours pas remarquer qu'il y avait quelqu'un dans une des cabines des toilettes face à moi. Au bout de dix minutes ici, je m'apprêta tout juste à retourner dans le dortoir des filles que je vis quelqu'un entrer dans la pièce, ce qui fit bondir mon coeur de frayeur dans ma poitrine puisque j'étais loin de m'y attendre. Avec ses pieds-nus, je n'avais même pas entendu cette autre fille arrivée. Une fille qui semblait frêle et fragile, une fille à qui je n'avais jamais adressée la parole jusque là. Énervée par la fausse frayeur qu'elle m'avait causée, je lui posa une question d'un ton sec et froid :
    - Qu'est-ce que tu fais là toi ??
Bravo ! J'avais tout juste réussi à me calmer, qu'il fallait que cette gamine fasse irruption ici, merci du cadeau ! La jeune fille en question, sûrement plus jeune que moi. Me regardait craintivement. Elle semblait timide et me parla d'une voix hésitante sans oser s'approcher du secteur où je me trouvais. Secteur qui incluait les lavabos en dehors des cabines.
    - Euh je .. Je .. Je voulais .. Boire .. J'ai soif ..
Comme déjà las de sa présence, je m'écarta pour qu'elle puisse se rapprocher, croisant mes bras sous ma poitrine en signe d'impatience alors que je me dirigea jusqu'à un mur pour m'y adosser.
    - Vas y. Mais t'aurais dû aller à la cuisine, c'est là-bas qu'on se sert.

    - Mais .. On a pas le droit ..

    - Ah bon ? Comment tu le sais ? T'es une ancienne ?

    - Non mais c'est les règles ..

    - Aah oui .. Les règles .. C'est pas mon truc ça, les règles.
Je savais bien qu'on avait pas le droit d'aller là-bas quand on était pas de corvée où que le couvre-feu était passé mais je pouvais pas m'empêcher de dire ça pour l'embêter. Ça m'occupait et l'arrivée de cette fille m'avait plutôt bien réveillée cette fois. J'avais affichée un petit sourire en coin sournois à ma dernière réponse en tournant mon regard sur la fille apparemment pas dans son assiette qui terminait de boire.
    *C'est le genre à toujours être mal à l'aise. En un sens je la plains.*
Me décidant à la laisser tranquille, j'attendis patiemment qu'elle reparte sans savoir pourquoi puisque je n'avais plus rien à faire ici, j'aurais donc mieux fait de retourner également au dortoir. Jusqu'au moment où je me rendis enfin compte de la présence d'une autre fille dans la salle. Plus exactement, dans une des cabines de toilette. Celle même qui était actuellement juste en face de moi. Je l'avais repérée en regardant vers le bas de la porte, on voyait ses pieds. Elle était donc juste derrière et était possiblement en train d'écouter depuis que j'étais arrivée. Pour le moment, je ne dis plus un seul mot jusqu'à ce que la jeune fille avec qui j'avais fait l'échange de quelques mots juste avant, reparte en me souhaitant poliment la bonne nuit. Ne lui répondant rien, je fixais à présent la fameuse porte, bras toujours croisés. Qui pouvait bien se cacher derrière ? Quand ma petite "connaissance" fut partie, je me décidai à reprendre la parole en restant face à la cabine occupée :
    - Eh toi derrière la porte, je sais que tu es là, j'ai vu tes pieds. Tu écoutais ? Tu ferais mieux de sortir maintenant que tu es repérée. Qu'est-ce que tu fais ici ? Et qui es-tu ?
Eh oui, c'est tout moi. Curieuse, je peux pas m'empêcher de poser plein de questions en jouant limite à la police. Mais si l'autre d'en face était pas contente, c'était pas mon problème. J'adorais poser des questions, tout savoir, me renseigner et par la même occasion, embêter les gens en leur prenant la tête. Sauf que là .. J'étais loin de me douter que c'était pas le moment de jouer les emmerdeuses. Pardonnez l'expression.
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Brunie
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MessageSujet: Re: Des larmes pour exprimer. PV Puppy   Ven 18 Nov - 5:16

H.S: Impressionnant ton niveau de RP :0

Les souvenirs... Les souvenirs... C'est ce qui peut parfois pousser un être humain à avoir des tendances suicidaires et dépressives. Demandez à Brunie. Pourquoi avait-elle fait une tentative de suicide pensez vous? Serait-ce lié à la réconciliation de ses parents? Que nenni, ça n'a ni queue ni tête. C'était le souvenir de deux amoureux. Deux jeunes en manque d'affection qui s'étaient rencontrés et qui, contre toute attente, ne faisaient plus qu'un. Claire et Matthew. Matthew était l'amour de la vie de Claire. Mais Claire n'était plus elle, maintenant elle était Brunie. Pour en revenir à cette histoire d'amour, Claire avait rencontré Matthew qui était un des plus riche parti de Philadelphie. Le plus beau jeune homme que Claire avait pu voir de toute sa vie. Lorsqu'elle l'avait rencontré, elle était encore une gamine, une gamine naïve et amoureuse. Heureuse en quelque sorte. Matthew ne l'avait pas détruite. Ses parents à lui s'en étaient chargés. Brunie aurait voulu oublier tout son passé lorsqu'elle était arrivée à Lennox House mais même la lobotomie n'aurait été efficace. Matthew était "gravé" en elle. Un adieu déchirant puisqu'il ne lui avait plus adressé un mot depuis qu'elle avait fait la tentative de suicide. Motif? Les beaux parents qui avaient tout saccagé. Magnifique n'est-ce pas? Brunie rêvait de lui quasiment toutes les nuits. Brunie l'aimait et il la hantait. Matthew, qu'était-il devenu? Très souvent, la nuit, elle se réveillait en sursaut et en hurlant "Matthew, où est tu?" mais jamais de réponse. Il n'était pas avec elle. Le rêve qu'il disparaissait devenait petit à petit réel. Mais Brunie ne pouvait rien faire. Ce soir là, Brunie, enfermée dans la salle de bain commune avait regardé ses bras, entaillés. Blessures de guerre? Non la tentative de suicide la plus vieille du monde: se taillader les veines. Elle avait failli réussir. Pourquoi pensez vous que Brunie porte toujours des blouses à manches longues? C'est pour cacher ses poignets, ses mutilations. Elle n'avait jamais regretté son gestes mais lorsqu'elle devait danser en "corset", en tenue sexy, c'était pas la joie, elle se sentait un peu comme humiliée à cause de ses marques, mais elle aurait du y penser avant. Brunie s'était donc souvenue de tout ça se soir là, elle s'était enfermée dans la salle de bain afin d'être seule avec elle même et elle avait laissé la lumière allumée, ce qui l'avait trahie. Revenons en plus tard. Elle avait contemplé ses bras pendant quelques minutes avant de fondre en larmes. La jeune femme ne s'était pas démaquillée et donc tout son maquillage avait coulé. Sans compter la peur de sa vie lorsqu'elle avait entendu des bruits de pas venir de derrière la porte. La blonde n'avait pas peur de se faire coincer mais elle ne s'attendait pas à ce que quelqu'un se réveille et aille à la salle de bain. Entre le temps où Brunie avait entendu les bruits de pas et le temps où elle avait éteint la lumière, elle avait entendu des bavardages. Deux femmes, elles avaient les voix d'ados. ça ne pouvait donc être des surveillantes. Elle s'en senti soulagée. Mais elle finit par éteindre la lumière quand même. On ne sait jamais, peut être qu'elle s'était trompée. Elle était fatiguée et triste et donc encore plus naïve on va dire. Soudain, elle entendit des bruits de pas. Elle eu envie d'éclater de rire, on ne sait pas trop si c'est parce qu'elle était folle ou bien parce qu'elle avait des crises d'absences des fois. Et oui, c'était du Brunie tout craché. Soudain, elle entendit une voix s’élever derrière la porte. Cette voix, une voix de femme, une ado, peut être 20 ans. Une fille quoi. Elle posait tellement de question que Brunie finit par émettre un soupire après... expressif. Elle ouvrit la porte et d'un ton assez agressif, elle prit la parole:

« Je pourrais te retourner la même question... t'es qui et tu fous quoi là? » termina la jeune femme. Mais ce n'est qu'après avoir entièrement ouvert la porte que Brunie vit Puppy. Une garce. Comme elle. Une peste. C'était Puppy. Le même genre de sale caractère que Brunie. Brunie rigola et elle reprit son petit discours. « Tiens donc, Puppy. Si moi j'écoutais? J'ai autre chose à faire que t'écouter papoter et faire peur aux petits nouveaux. » bon c'était pas très convainquant certes. Mais Brunie était tellement triste ce soir là qu'elle n'aurait pas pu être plus méchante. Elle était vulnérable. Brunie aurait bien claqué la porte au nez à son interlocutrice mais elle n'en voyait pas vraiment l'utilité. C'est dans des cas comme ceux là qu'on finissait par comprendre que Brunie était vraiment mal. Elle sorti de la cabine et elle fila jusqu'au robinet afin de regarder son reflet dans le miroir une dernière fois. Elle se trouva bizarre. Et ensuite, elle vit le paquet de couleur noir autour de ses yeux. Intelligent de pleurer lorsqu'on à du maquillage. Elle se regarda de face et elle rigola. Auto-humiliation. « Regarde toi Brunie, regarde ce que tu deviens. » elle se mit de profil et regarda sa silhouette. Cinq kilos en moins. Sur deux semaines. La pauvre ne mangeait plus rien. Était-ce le remord? La tristesse? Le stress? Brunie n'en savait rien. « Encore 1 mois ici ma pauvre et tu n'auras plus que la peau sur les os. Au pire, tu crèveras ainsi! » le pire c'est qu'avant Brunie magnait beaucoup. Elle avait de l'appétit pour 5. Elle rigola et elle se retourna vers Puppy qui l'observait, un peu bizarrement. Elle rigola et elle avança vers la demoiselle en prenant la parole. « T'as vu ça? T'as vu? T'es contente? T'as vu ce que je deviens à cause de cet endroit? » dit elle en s'énervant. Elle aurait bien balancé quelque chose dans le mur mais elle avait rien dans les mains alors elle s'en passerait. Du mois, cette fois. Brunie avait toujours consideré Puppy comme une ennemie. Brunie était arrivée à Lennox House quelques semaines avant Puppy d'après ses souvenirs et Brunie adorait faire peur aux gens, elle était donc devenue une sorte de terreur. Et puis, Puppy était arrivée. Elle n'avait pas été méchante avec Brunie mais elle lui avait parlé de manière arrogante et Brunie n'avait pas aimé. Depuis ce jour, elle la détestait. Et franchement, elle sentait que ce sentiment était partagé.
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MessageSujet: Re: Des larmes pour exprimer. PV Puppy   Sam 19 Nov - 1:00

[HRP : Merci ♥ Avec le temps on prend l'habitude d'écrire des romans =3]

Attendant que la fille derrière la porte se décide à se montrer, je fus assez surprise en voyant Brunie faire irruption de derrière cette fameuse porte quand elle fut enfin ouverte. D'ailleurs en parlant de surprise ... c'était flagrant qu'elle avait pleurée. Beaucoup pleurée. Le maquillage de ses yeux avait complètement dégouliné. J'étais vraiment étonnée, je me serais jamais attendue à la voir dans un tel état un jour. La peste dans son genre qui embêtait le premier venu avait fondue en larme en cachette. Vraiment, je n'en revenais pas .. Je l'entendis parler mais étais tellement stupéfaite que je ne décocha plus un mot pendant un moment, l'observant se diriger jusqu'au miroir pour regarder son reflet et se mettre à parler toute seule ... Sur le coup je savais plus quoi penser. Pourquoi était-elle dans cet état ? Qu'est-ce qui lui arrivait ? Curieuse comme j'étais, j'avais bien envie de le savoir mais vu qu'on s'entendait comme chien et chat, elle ne me dirait sûrement rien sur ses problèmes. Il faut dire que c'était vrai que ça ne me regardait pas mais à chaque fois que je voyais quelqu'un pleurer, je pouvais pas m'empêcher d'avoir mal au coeur pour la personne .. Ma gentillesse et ma compassion me perdront. Heureusement que je savais discerner les vraies larmes aux larmes de crocodiles. Et celles qui avaient coulées des yeux de Brunie, semblaient bien réelles ...

Ne décochant toujours pas un mot, j'en resta muette pendant quelques bonnes minutes à fixer Brunie du regard, d'un air incompréhensif. Je ne savais ni quoi faire ni quoi penser. Cachait-elle un douloureux secret pour s'être lâchée de la sorte ? Était-ce à cause de ça qu'elle était méchante avec les autres ? Quelle peine pouvait bien la ronger ainsi ? N'avait-elle pas honte de se montrer comme ça ? Surtout devant moi qui était censée être son ennemie. J'eus un soupire intérieur que je n'exprima pas devant elle, n'ayant pas bouger de mon emplacement depuis toute à l'heure, je me décida à reprendre la parole quand elle me demanda si j'étais contente et si je voyais ce qu'elle devenait à cause de cet endroit. Alors c'était ça le problème ? Cette prison cachée derrière une superbe salle de spectacle ? Je me mis à parler avec plus de calme que d'habitude quand je lui adressais la parole tout en restant ferme, un peu surprise de sa question tout de même :
    - Pourquoi devrais-je me réjouir parce que cet endroit te rend dans un piteux état ? J'en ai pas envie tu vois. Ça n'a rien de réjouissant. Je suis chiante et j'aime casser les pieds de tout le monde, les tourmenter mais j'irais pas jusqu'à me réjouir du malheur des soi-disant "aliénés" qui vivent ici. On est un peu tous dans le même sac, c'est ridicule de se moquer dans ce cas là, on peut plutôt se taire.
Toujours sur mon point fixe, je la fixais dans les yeux sans broncher alors que la fatigue me revenait petit à petit bien que ce ne soi pas non plus au point que je m'en endormirais sur place mais je préféra aller m'asseoir sur l'un des lavabo, passant une jambe sur l'autre et posant mes mains au bord de la cuvette des deux côtés de mon corps pour mieux me maintenir, observant la pièce un moment, je retourna ensuite la tête vers Brunie qui me semblait pâle et un peu maigre. Elle allait mal et je me demandais si elle avait besoin de parler. Mine de rien, je me remis à poser des questions pour discrètement tenter de l'y "forcer" :
    - Alors, ça ne va pas ? Qu'est-ce que tu as ? Je me serais pas attendue à te voir pleurer un jour, je te pensais pas capable de ça, toi qui te fait passer pour l'une des plus grandes pestes de service. Si t'es capable de pleurer, tu dois pas être si mauvaise que tu ne le fais croire. C'est cet endroit qui te fait craquer ? Cet enfermement constant ? La liberté te manque, tu te sens prisonnière ? Seule ? C'est la cause d'une telle conduite ?
La voix calme et au ton qui trahissait ma curiosité, je me mis à fixer pensivement la porte de cabine face à moi. Pouvais-je vraiment me préoccuper d'elle ? Avec mes questions, c'était certain que j'allais me prendre une veste. Depuis que j'étais arrivée ici, on était des ennemies. Ça changerait pas du jour au lendemain. De plus, tout le monde pouvait pleurer, les plus méchants le pouvaient. Mais en générale, ils lâchaient des larmes de crocodiles. Il y en a qui pleure parce qu'ils n'ont pas eut leur dose de cocaïne. D'autres parce qu'ils sont en manque de cigarette depuis plus d'une semaine, un calvaire pour les toxicoman. Il y a aussi ceux qui sont simplement en manque d'alcool. Comme un enfant qui n'a plus droit à son jouet préféré. Il y a ceux qui pleure pour des broutilles et ceux qui pleure pour des choses plus graves. Il est atteint d'une maladie grave et incurable, un membre de la famille a eut un accident qui lui a coûté la vie, quelqu'un a vécu une expérience traumatisante comme une mutilation ou autre. Il y a des tas de raisons qui font pleurer les gens. Chagrin d'amour, perte d'un être cher, son meilleur ami le déteste et veut plus jamais le voir, il vit dans la rue et meurt de faim depuis des jours, c'est un sans famille, sa belle-mère le maltraite. Il y en a des tas, des tonnes. On pleure parce qu'on est malheureux, on a mal, on est désespéré, on veut quelque chose qu'on ne peut pas avoir, on est à bout de force. C'est trop vache de se moquer de ça.

Une unique question me trotta alors dans la tête et je reposa mon regard sur son visage pour la lui poser :
    - Est-ce que t'étais comme ça avant d'arriver ici ?
Plongeant mon regard dans le sien pour approfondir ma demande, j'attendis patiemment qu'elle me réponde. Était-elle aussi une peste avant d'arriver ici ? Je commençais vraiment à me demander pourquoi elle était comme ça maintenant. C'était sa nature ou une façon de se défendre ? De se protéger ? Comme elle disait, c'était peut-être cet endroit qui la rendait "folle". Y avait de quoi .. Tout était moche ici. Partout où nous allions, même une prison était mieux traitée. Il n'y avait que les endroits où les clients avaient accès qui étaient beaux. Le cabaret et les couloirs qui mènent à leurs magnifiques chambres superbement arrangées pour confortablement y passer la nuit et en agréable compagnie. Il y aussi nos loges c'est vrai. Mais sinon on avait un dortoir tout pourri, des toilettes toute pourries, une salle de théâtre pour répéter toute pourrie. Notre salle de danse allait encore. Au delà de l'apparence, du fait que ça ressemblait vraiment à une prison, on ne pouvait pas circuler comme bon nous semblait, on avait un couvre-feu, certes il n'était pas à 18h mais si on le grillait, on aurait le droit à une sale sanction. Parfois les membres du personnel abusaient de nous. Puis bon, on était pas vraiment traitées comme des princes et des princesses en gros pour dire ce qui est. Ce n'était pas le genre d'endroit où on pouvait grandir et s'épanouir, un sourire heureux aux lèvres. C'était même le contraire .. L'actuelle Brunie en était une triste preuve.
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Brunie
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MessageSujet: Re: Des larmes pour exprimer. PV Puppy   Sam 19 Nov - 1:40

Bien sûr que les larmes de Brunie étaient vraies. Bonne actrice, certes mais ces larmes là n'étaient pas des larmes de crocodile. Elle pouvait pleurer sur commande, faire sa crise, son égoïste et tout mais là, elle était mal. Vraiment très mal. Pour qu'elle pleure d'ailleurs, il en fallait beaucoup. Elle avait entamé une discussion avec son interlocutrice depuis quelques secondes et elle s'énervait déjà. Comme Puppy était du genre à être une peste également, Brunie pensait qu'elle la jugerait. Ce qui ne fût pas le cas. Non seulement cela étonna Brunie mais en plus, elle fût très heureuse de se rendre compte qu'elle s'était pris la tête pendant un millième de seconde pour rien! Puppy resta muette pendant quelque minutes, non seulement étonnée de voir Brunie mais en plus de l'avoir vue après qu'elle ai pleuré. De plus, Brunie se rendit compte que Puppy était encore plus curieuse que ce qu'elle pensait. Bon ça n'aurait pas du l'étonner mais à ce point là. Attention, la curiosité n'est pas toujours un défaut. Parfois ça peut servir! Brunie est également curieuse. Elle ne peut donc juger autrui. Et lorsque Puppy prit la parole, Brunie senti dans le ton de sa voix une certaine compassion et une certaine gentillesse également. Ce qui la surprit encore. Brunie sentait que Puppy se posait beaucoup de question et elle le vit surtout lorsque celle ci regarda la petite blonde avec un air qui semblait vouloir dire ''je ne comprend pas ce que tu veux dire''. Brunie allait parler lorsqu'elle vit que son interlocutrice prendre la parole. Au début elle ne l'écoutait pas vraiment mais lorsqu'elle vit que son interlocutrice avait l'air de s'inquiéter pour elle. Elle lui demanda pourquoi elle aurait du être contente de la voir triste et tout le tralala. Franchement? Brunie était choquée et quelque part contente de savoir qu'elle pouvait parler avec Puppy. Elle l'avait vraiment jugée apparemment. Mais ne vendons pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Brunie réfléchit quand même avant de répondre à Puppy. Parce qu'elle se méfiait quand même, on ne sait jamais. Brunie ne disait pas que Puppy pouvait s'en servir mais il y'a tellement de gens hypocrite qu'on ne sait jamais vraiment savoir qui est sincère ou non. Elle se calma et elle se décida à prendre la parole avant de ne pas laisser son interlocutrice en vent!

« Je ne sais pas, on ne s'est jamais vraiment entendue et on à l'habitude du crêpage de chignon alors je pensais que voir ton ennemie souffrir et être triste te rendrait heureuse. Là dessus, et j'ai du mal à croire que je vais dire ça, je te donne raison, on est tous dans le même sac seulement j'ai tellement été mauvaise avec les autres que je ne pensais pas que quelqu'un pourrait être sympa avec moi. J'aimerais que tu me rende un service si c'est possible... » répondit Brunie assez franche. Elle était très franche mais des fois elle ne se gênait pas de faire la faux cul. Toute façon, on à tous déjà été hypocrite au moins une fois dans notre vie. Là c'est vrai qu'on pouvait dire que Brunie était à bout, carrément à bout. Cet endroit lui pompait toute son énergie. Après s'être regardée dans le miroir, Brunie comprit qu'elle avait du poids à reprendre si elle ne voulait pas passer pour une anorexique. Surtout, si elle ne voulait pas se faire "virer" des shows. Ses quelques kilos s'en étaient allés sur très peu de temps. C'est vrai qu'il y'a beaucoup de raisons pour pleurer, certaines plus grave que d'autres. Brunie savait très bien pourquoi elle était dans cet état là. De tout façon, elle était vulnérable. Son interlocutrice l'avait regardée et peu après lui avait demandé comment elle était avant de venir à Lennox House. « Eh bien... En tout honnêteté, avant d'arriver ici, j'étais une fille bien, heureuse. Amoureuse. Mais un peu naïve. » répondit Brunie avant de lâcher un rire. Ce n'était pas du sarcasme, loin de là. C'est juste qu'elle repensait à ce temps là, avant la tentative de suicide, avant les problèmes de santé... Et là elle se rendait compte qu'elle avait trop changé, qu'elle n'était plus que l'ombre d'elle même. « Tu sais qu'il y'a encore deux semaine, j'avais 5 kilos de plus. Maintenant je ressemble à un zombie. Et toi tu étais comment avant d'arriver ici? » elle se permit de poser cette question à son interlocutrice afin de pouvoir "comparer" leur expériences. A ce moment là, Brunie se rendit compte qu'elle avait été stupide de détester Puppy aussi rapidement, même si elle avait encore des doutes sur la jeune femme. Beaucoup "d'amis" sont là juste quand on est mal. Et c'est pour ça que le mot amis est entouré par des guillemets. Avant que son interlocutrice eut le temps de répondre, Brunie se permis de lui poser une dernière petite question... « Dis moi, on s'est toujours détestée, toi et moi, alors je me demande pourquoi tout d'un coup tu es là à m'écouter sans te moquer ou je ne sais quoi... ». Peut être que c'était le moment pour les jeunes femmes d'enterrer la hache de guerre.
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